06.09.2010

Ground zero

Je rejoue le film d’un échec annoncé.
Comme à chaque fois, ce mec n’était pas « assez ».
Genre He wasn’t man enough for me à la Toni Braxton désolée pour la référence.

Comme les précédents. Le pire étant qu’ils le savant mieux que moi, et que c’est précisément ce qui fait les fuir.
Et moi, je me suis dévaluée petit à petit à chaque fois, acceptant et tolérant tout et n’importe quoi avec cette forme d’orgueil déplacé « s’il veut faire le con, c’est son problème, ça lui appartient ».
Mais quand un mec te laisse pleurer de bon matin parce que tu viens de perdre un être très cher, que tu t’apprêtes à retourner chez toi à 10 000 km et qu’il s’est comporté comme le dernier des plans culs la veille, finalement ça devient aussi un peu ton problème de t’appuyer des personnes pareilles.

Tout ça parce qu’il avait peur de s’exprimer. Quel moment difficile pour lui.

Donc là, du fond de l’Asie, entouré par des petits hommes jaunes qui ne m’attirent pas du tout, j’ai décidé que j’arrêtais les faux mecs. Je n’en supporterai pas un de plus.

J’espère juste que les 4 mois d’abstinence à venir ne vont pas me rendre complètement siphonnée au point de recommencer à me jeter sur le premier con-mignon qui passera.

Lara

05.09.2010

Note de service

Bon Hautetfort, j'aime beaucoup le nom de la plate-forme et son identité assez "féminine", mais je n'y trouve pas la flexibilité que je cherchais et qui m'avait fait quitter Blogger.

Sous la pression populaire et parce que je suis très influençable, j'ai reproduit ce blog sous wordpress :  http://insoutenablelegerete.wordpress.com/

Pour l'instant et pour quelques jours encore, disons une semaine, je maintiendrais les 2, avant de passer totalement sous Wordpress.

 

04.09.2010

Mes amours d'amants

Il y a ceux qui s’y prennent mal, définitivement.

Calculant chacune de leurs approches, chronométrant chaque position, les enchaînant dans un ordre précis, ils te baisent comme ils joueraient à un jeu vidéo. Je l’ai léché, hop, +15 points, même si elle n’a pas d’orgasme, elle dira à ses copines que c’était bien. Et puis ça prouvera que je suis attentif à l’autre et tout.

Pour les pires d’entre eux, ils essaieront la carte de l’endurance. Dramatique. Parce que s’ennuyer est une chose, mais passer un bout de temps, on a mal, on sent l’infection urinaire venir, et le corps suant de l’autre devient insupportable.

Dans les mauvais, il y a évidemment ceux aussi qui sont persuadés que si tu n’as pas grimacé, ou pire si tu as gémi à un moment, c’est que tu jouissais. C’est mignon pendant les premières années de leur vie sexuelle, mais d’expérience un homme de 40 ans qui vous parle de votre orgasme que vous n’avez jamais eu, ça refroidit.

 

Et puis il y a aussi des amants incroyables. Pas ceux qui vous font jouir systématiquement (bien que ce soit déjà incroyable quand même), avec qui on est bien, et d’ailleurs c’est bien leur problème, on est bien avec eux, on s’enferme dans ce paradis doré de la jouissance assurée, on essaye de moins en moins d’autres choses, et bientôt faire l’amour est devenue une agréable mais simple habitude.

C’est déjà de l’or en barre (quand même)

 

Mais les amants incroyables, c’est différent. Je pense qu’ils ne devraient rester que des amants. Ils vous transcendent. Pas au sens d’un orgasme d’un autre monde, mais au sens où vous n’êtes plus vous-même, vous n’êtes plus qu’un animal, et c’est douloureux, mais c’est tellement bon. Tout devient possible pendant quelques heures et vous vous rappelez combien c’est bon de respirer. Si c’est interdit de faire du sexe avec, c’est évidemment encore meilleur, qu’on se l’avoue. Mais pas indispensable. C’est rare un amant comme ça. Comme une rencontre amoureuse.